De l'intérêt des routes touristiques norvégiennes

 

L'aménagement du territoire en Norvège constitue à plusieurs titres un exploit. Devant la faible densité de population et au regard de la géographie torturée, il a fallu réfléchir pour être à la fois pragmatique (relier des villes qui ne communiquaient que par voie maritime, creuser des tunnels, ériger des viaducs, etc) et magnifier l'immense potentiel « nature » du pays. Les routes touristiques ou routes panoramiques ont été créées dans ce but. Au nombre de 18, homogènement réparties, elles ont le privilège de nous faire pénétrer dans des territoires sauvages. Mais plus encore, elles sont un élément du land art, intrinsèquement et au travers de belvédères ou autres sculptures qui les jalonnent. Ça vous transforme une contrée en musée – d'histoire naturelle, d'art moderne - à ciel ouvert. Le moins qu'on puisse dire c'est que les norvégiens l'ont bien intégré. Les projets en cours en attestent : on viendra dans quelques années autant pour voir les chutes Vøringsfossen que pour emprunter l'impressionnant système de passerelles qui permettra de s'en approcher comme jamais. Vous l'avez compris, il serait dommage de ne pas tailler la route dans ce bout de Scandinavie. Tout en sachant que les paysages, en dehors de ces fameux itinéraires touristiques qui sont le gage d'en prendre plein le vue, peuvent être tout aussi exceptionnels... Et d'aucuns, de constituer un point de départ pour une rando en dehors des sentiers balisés ou une nuit sous tente improvisée. Si proche des voies de communication, une porte vers l'aventure pour qui sait l'ouvrir : un bonheur !

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